Tennis Club de Prades le Lez

Le tennis

Loisir et sport de privilégiés pendant de longues décennies qui succédèrent à sa naissance (en 1874), le Tennis s’est aujourd’hui " démocratisé " et répandu largement dans le vaste monde. Sport à rebondissements, à tous les sens du terme, il fait appel à de nombreuses et diverses qualités : l’adresse, bien sûr, mais aussi la vivacité, l’endurance, la puissance, le sens tactique, la maîtrise de soi, l’opiniâtreté.

L’esprit du jeu
Affrontement d’apparence aimable, puisque médié par une balle, des raquettes et de l’espace (les pratiquants sont même séparés par un filet), le Tennis est en fait un duel à distance, souvent farouche. La nature du jeu permet à n’importe quelle partie réellement disputée, quel qu’en soit le niveau, de se transformer en véritable épopée, susceptible de mobiliser totalement les joueurs, impliqués tant à un niveau physique que psychologique, intellectuel et même affectif. La marque traditionnelle, discontinue, permet en effet la reconstitution régulière des chances de victoire du joueur qui vient de commettre une succession de maladresses ou a connu un passage difficile physiquement. Même pour celui qui vient de se faire infliger un " 6/0 ", le début d’un nouveau set est toujours une aube qui se lève sur un matin plein d’espoir. Une partie qui dure, c’est, au-delà de l’équilibre possible des coups du sort, l’occasion de mettre en oeuvre la pensée stratégique et le sens tactique, la ruse et les qualités d’observation et de pénétration psychologique, aussi bien que la ténacité et l’endurance. Et, au bout d’un long combat, le gain de deux jeux d’avance, sanctionnera le fait que l’un des deux opposants aura vraiment fini par exercer une domination. Méfions-nous, comme de la peste, des nécessités télévisuelles de raccourcissement et de prévisibilité des parties : de " jeux décisifs " en surfaces ultra rapides, le Tennis pourrait bien être en train de perdre son âme. Que le règlement de la Coupe Davis, qui engendre de si magnifiques empoignades, reste un exemple et un modèle.

Un peu d’histoire
A la main, à l’aide de bâtons et d’engins variés, filets emmanchés, battoirs etc..., les hommes s’échangent, pour jouer, des boules et des balles depuis la plus haute antiquité : des traces de ces jeux ont été relevées en Egypte, en Grèce, en Perse, à Rome (le mot " raquette " viendrait du latin " reticulum ").
Mais c’est le Jeu de Paume (voir l’article qui lui est consacré) exporté, au moyen-âge, de France en Angleterre, qui est à l’origine directe du Tennis. A la Paume, le serveur prévient son adversaire de l’imminence de la mise en jeu en lui annonçant : " tenez ! " : ainsi la naissance du tennis est une synecdoque, les Anglais nommant alors le tout par la partie en faisant de cet avertissement " tenez " ou " tennetz " déformé bientôt en " tynes ", " tenyse " puis, enfin, au 16ème siècle en " tennis " le terme désignant le nouveau jeu. Les règles varient largement selon les lieux et les périodes et c’est à la fin du 19ème siècle que l’on assiste à la codification universalisant les " real " ou autres " royal " Tennis. L’initiative de cette codification est due au Major W.C. Wingfield qui, s’inspirant des jeux de Tennis et des "games of rackets " pratiqués jusqu’alors, édite en 1874 une brochure par laquelle il propose au public les règles d’un nouveau jeu le " Sphairistike " (" jeu de balle " en grec), ou " lawn Tennis " (tennis sur gazon).

Major W.C. Wingfield

L’usage éliminera rapidement la première appellation pour consacrer la seconde. Codificateur plus qu’inventeur et commerçant par-dessus tout, W.C. Wingfield dépose son " invention " au bureau des patentes et commercialise, dès 1875 et avec succès, un coffret comprenant un filet et ses moyens de fixations, quatre raquettes, des balles et un manuel (passablement abscons) de règlement (5 guinées chez French & Cy). Le terrain, tracé sur du gazon, présente la forme de deux trapèzes accolés par leurs petites bases et mesure 18,20 m de long pour 6,40 de large au niveau du filet et 9,20 au niveau de la ligne de fond de court. Le filet s’élève à 1,52 m.

Les premiers courts

En 1877 après l’implication de deux grands clubs sportifs, (de Marylbone et Wimbledon), de nouvelles règles sont " officialisées " et expérimentées à l’occasion du 1er tournoi de Wimbledon, organisé par le All England Croquet Club qui devient le All England Croquet and Lawn Tennis Club.Le terrain, maintenant rectangulaire, mesure 23,77 m sur 8,23 en simple et le filet est abaissé à 0, 915 m.
1878 : importation en France de l’enfant de la Paume par les vacanciers anglais (Dinard, Le Havre ...). Le Tennis (sur terre battue ou gazon) se répand rapidement dans le monde entier.
1881 : premier tournoi aux U.S.A.
1891 : premier tournoi en France.
Le Tennis féminin de compétition suit de près le Tennis masculin sauf en Australie où il apparaît seulement en 1922.
1900 : première Coupe Davis, organisée par l’américain D. Davis (victoire des USA sur l’Angleterre).
1913 : création de la Fédération Internationale de Lawn Tennis.
1926 : naissance du tennis professionnel.
1968 : premier tournoi " open " à Bournemouth, réunissant amateurs et professionnels.

Le matériel a connu, depuis l’origine, une évolution constante. La raquette dont le tamis a figuré , selon les époques, un triangle, un ovale, un cercle, plus ou moins vastes, a utilisé pour sa fabrication de nombreux matériaux : bois massif puis bois lamellé de différentes essences (hêtre, frêne, érable, noyer...), métaux (acier, aluminium), matière plastique, fibre de verre, jusqu’aux contemporains titanium et fibre de carbone. On voit apparaître aujourd’hui dans certains cadres jusqu’à des puces électroniques chargées de modifier la rigidité du cadre selon le type d’impact de la balle. La balle, de latex nu tout d’abord constituée, a vu sa surface se recouvrir de laine puis de revêtements synthétiques de plus en plus résistants et colorés.
A côté des revêtements originels, gazon et terre battue, les courts présentent des surfaces de bois, de moquette (courts couverts), de marbre, de ciment (" démocratisation " du Tennis) puis de différentes résines et revêtements synthétiques de plus en plus " rapides ".

Quelques mots du règlement
Le Tennis se joue en simple, et, sur un court agrandi de couloirs latéraux, en double ordinaire et double mixte.
Au cours de l’échange chaque joueur doit frapper la balle après un seul rebond dans son camp ou de volée (sans rebond) et la renvoyer dans le terrain de l’adversaire, si possible hors de portée de celui-ci.
Selon les compétitions la victoire est obtenue par le gain de deux ou de trois manches ou sets.
Chaque set est subdivisé en jeux : il faut en gagner au moins six, avec deux jeux d’avance dans la marque traditionnelle pour remporter le set. La hâte des organisateurs et des chaînes de télévision tend à substituer de plus en plus des formules de marque raccourcie : le jeu " décisif " ou " tie-breaker " dit " tie-break " est de plus en plus utilisé quand la marque est de 6 jeux partout à la fin d’un set ; il est disputé en 7 points gagnants en marque continue ( !?!?!).
Chaque joueur sert pendant tout un jeu, en alternance avec son adversaire.
Au cours d’un jeu la progression de la marque est 15/30/40/ "jeu " ; en cas d’égalité à 40 il faut marquer deux avantages pour s’octroyer le jeu. Les marchants de tennis télévisé s’attaquent aujourd’hui à cette règle de l’avantage qui est consubstantielle du vrai Tennis.

Quelques renseignements pratiques
Un maillot, un short, des chaussures de tennis (à semelles d’autant plus absorbantes que vous jouerez sur revêtement plus dur (quick, ciment), 3 ou 4 balles (40 francs), une ou deux raquettes (voir les articles sur le choix d’une raquette), vous voilà prêt à entrer sur le court. N’omettez pas de vous échauffer (petit footing, échanges raccourcis et lents) et de vous étirer, avant d’engager la bataille.
Fédération Française de Tennis : contact au Stade Roland Garros, 2 av. Gordon Bennett 75016 Paris.
Tel. 01 47 43 48 00 / Fax 01 47 43 04 94
e-mail : fft@fft.fr

Par Laurent Plégelatte